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Ce que notre propre outil a trouvé chez nous

Pourquoi publier nos propres défauts ?

Nous passons notre propre outil sur notre propre site, et nous publions ce qu'il y trouve. Cette page liste les défauts qu'il a relevés chez nous, avec leur date, l'état avant correction, ce que nous avons fait, et le moyen de le constater vous-même aujourd'hui. Un outil de mesure qui échoue à son propre contrôle ne perd pas un point : il perd l'argument. Autant le dire nous-mêmes.

Les corrections, dans l'ordre

Chaque entrée dit quatre choses : ce qui n'allait pas et qui l'a trouvé, l'état avant correction, ce que nous avons fait, et comment vous pouvez le constater vous-même aujourd'hui. La dernière ligne est la plus importante : sans elle, une entrée de journal n'est qu'une affirmation de plus, et cette page n'aurait aucune raison d'être crue davantage que le reste.

— Notre site n'avait pas de fichier robots.txt
Trouvé par : notre propre sonde « Fichier robots.txt », sur form.flexiweb-evo.eu
Le scan de notre site par notre propre outil sortait à 88 sur 100, pour cette raison et pour la suivante. Sans robots.txt, un agent qui arrive chez nous ne trouve aucune indication sur l'endroit où est listée notre arborescence : il doit la deviner de lien en lien.
Ce que nous avons fait : Un robots.txt dont le seul contenu utile est la ligne qui déclare le plan du site. Il n'interdit rien — le site est public et le reste ; il oriente, ce qui est la différence entre une porte ouverte et une porte ouverte avec un panneau.
Le vérifier vous-même : Ouvrez /robots.txt : la ligne Sitemap y est, et elle pointe le plan du site.
— Notre page d'erreur ne proposait aucun chemin de reprise
Trouvé par : notre propre sonde « Page introuvable utile (404) », sur form.flexiweb-evo.eu
Une adresse inexistante affichait la page par défaut du cadre technique : « 404: This page could not be found. » Le statut était correct, la page ne proposait rien, et le message était en anglais sur un produit français. Notre sonde la notait « partiel » — sur notre propre critère.
Ce que nous avons fait : Une page d'erreur qui propose les chemins que la sonde cherche, parce que ce sont ceux qui servent réellement à se rattraper. Pas de formulaire, pas d'accroche commerciale : quelqu'un cherchait une adresse précise, on lui rend des chemins.
Le vérifier vous-même : Tapez notre adresse suivie de n'importe quoi : la page obtenue vous propose où aller.
— Notre documentation annonçait treize contrôles quand le produit en faisait quinze
Trouvé par : le décompte, au moment de livrer les deux derniers contrôles
Le compte avait été écrit à la main à une époque où il était juste. Deux contrôles ont été ajoutés, et le document a continué d'en annoncer treize — un produit sous-annoncé par sa propre fiche, sans que rien ne le signale.
Ce que nous avons fait : Le nombre n'est plus écrit nulle part : il est dérivé du registre des contrôles, à chaque affichage. Ajouter un contrôle met la page à jour sans que personne y pense.
Le vérifier vous-même : Comptez les entrées de la page des contrôles, puis relisez la phrase qui les annonce : le nombre ne peut plus diverger.
— Du français sans accents s'affichait sur une de nos pages
Trouvé par : la lecture de la page rendue, et non de son code
Un fichier de données interne avait été saisi sans accents — cela n'avait aucune conséquence tant que personne ne le lisait. Le jour où une page l'a affiché, le visiteur lisait « un editeur annonce un nouveau crawler » sur une page dont l'argument est le sérieux.
Ce que nous avons fait : Le texte a été réaccentué, et une garde empêche qu'une prochaine saisie sans accents reparte en production. Les citations en anglais, elles, n'ont pas été touchées : ce sont des verbatims.
Le vérifier vous-même : Lisez la page des robots IA : sa politique de révision et ses déclencheurs sont en français correct.
— Une page que nous venions d'écrire échouait à notre propre contrôle d'extractibilité
Trouvé par : notre propre sonde « Une réponse courte sous chaque titre », passée sur la page servie
Un des paragraphes faisait 91 mots, au-dessus de la fenêtre de 40 à 80 que ce contrôle mesure. Nos tests ne l'avaient pas vu : ils exigeaient le verdict global, que trois titres sur quatre suffisent à obtenir.
Ce que nous avons fait : Le paragraphe a été recalibré, et le test exige désormais le compte exact et non le seul verdict. Une vérification qui accepte un résultat sans regarder ce qui le compose ne retient pas la dérive qu'elle vise.
Le vérifier vous-même : Comptez les mots du premier paragraphe sous chacun de nos titres : ils tiennent tous dans la fenêtre que nous mesurons chez les autres.

Ce que cette page n'est pas

Ce n'est pas la liste complète de nos défauts : c'est celle des défauts que notre propre outil, ou notre propre discipline, a rendus visibles. Il en reste nécessairement que nous ne voyons pas — c'est vrai de tout dispositif de mesure, y compris du nôtre, et les quinze contrôles disent eux-mêmes ce qu'ils ne regardent pas. Une page d'aveux exhaustifs serait une promesse de plus.

Ce que nous en retenons

Les deux premières corrections ont la même racine : nous vendions une lecture par les agents sans l'avoir passée sur nous-mêmes. Les trois suivantes aussi, sous une autre forme — un chiffre écrit à la main qui a cessé d'être vrai, un texte jamais relu à l'écran, un contrôle validé sans regarder ce qui le composait. À chaque fois, le défaut était visible : il suffisait de regarder l'objet servi plutôt que le code qui le produit.

Voir les quinze contrôles, et ce qu'ils ne mesurent pas

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